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LES FEMMES DE L'ÉVANGILE

L'Evangile étant absolu et contenant tout, il n'est pas étonnant qu'on y trouve aussi tout ce qui peut se passer dans une vie de femme. En plus, l'Évangile donne des directives pour toutes les situations où une femme peut se trouver et il indique comment elle peut retrouver le Christ, qui lui montre la lumière du Père et le chemin vers le Royaume.

L'Évangile mentionne 24 types de femme, de la prostituée jusqu'à la sainte. D'abord il y a la jeune mariée des noces de Cana, où Jésus changea l'eau en vin. Jésus était présent à ce mariage, comme il voudrait être présent à tous les mariages,. Faire face ensemble aux difficultés et aux vicissitudes de la vie forge des liens qui seront plus profonds si Jésus préside à la communion de coeur et d'esprit des époux. Quand Jésus est présent, toutes les routines et les mesquineries de la vie conjugale sont changées en vin.

En Elisabeth, la femme de Zacharie, on voit l'épouse fidèle — fidèle à son mari, fidèle à Dieu. Comme à la Vierge, son enfant, Jean-Baptiste, est annoncé d'avance par le Ciel. Chaque mère peut donc être rassurée que l'enfant qu'elle reçoit n'est pas un jeu du hasard, mais que c'est bien elle que le Ciel a choisie pour être la mère de l'âme qui vient au monde. Recevoir un enfant difficile, ou associai ou déformé est donc aussi bien une charge lourde qu'un privilège.

Chaque mère peut s'inspirer de Marie, la mère parfaite Etre enceinte avant son mariage, sujette à des soupçons et des insinuations, faire un voyage à pied et à dos d'âne dans son neuvième mois, ne pas pouvoir trouver une chambre dans une auberge, mettre au monde son enfant dans une étable, seule avec son mari et quelques animaux, quelle femme de nos jours doit passer par tout cela? Ensuite, pas de maison à elle, mais la fuite en Egypte. Et, plus tard, les soucis pour son fils ainé qui va son propre chemin, qui s'absente pendant des années, qui est considéré comme un hérétique par les autorités ecclésiastiques, qui est condamné par l'opinion publique, pour finir sur la croix. Marie a connu tous les soucis et toutes les souffrances d'une mère, sauf peut-être trois.

Elle n'a pas eu l'ambition maternelle qui désire que ses enfants réussissent et aient une bonne place dans la société, comme la mère des fils de Zébédée. Elle n'a pas eu le souci pour la santé de son fils, comme la femme cananéenne, santé physique, morale ou spirituelle pour lesquelles chaque femme peut demander humblement selon Saint Matthieu. Et finalement elle n'a pas connu la mort prématurée de son enfant, comme la veuve de Naïn. Le miracle de la résurrection d'un enfant décédé est fort rare, mais on le rencontre très souvent sous une forme quelque peu différente. Combien d'enfants malades condamnés par les médecins et qui guérissent quand même en réponse à des prières?

Toutes les femmes ne sont pas des anges, si jolies, si belles, si attrayantes qu'elles puissent être. L’Evangile donne donc les prototypes des femmes qui ne mènent pas une vie irréprochable. D'abord, il y a fa femme adultère que Jésus pardonne à condition qu'elle ne pèche plus. Ensuite il y a la femme frivole, peu sérieuse, la Samaritaine, mariée. pas mariée, à demi mariée, à qui Jésus apprend que sa soif pour les satisfactions du corps ne peut être désaltérée, que Lui seul donne la paix, Plus tard, Jésus pariera encore des ring vierges Mies, qui, vivant sans Dieu, se perdent dans les joies matérielles au point d'oublier le but de la vie. Pensez aussi à la prostituée qui versait de l'huile sur les pieds du Seigneur et qui fut pardonnée.

La femme intrigante, nous la trouvons en Hérodias, la maîtresse d'Hérode, le type de femme qui pousse les autres au mal et même au crime. La danseuse, sa tille, péchait par ignorance ; elle était la femme molle, faible, indolente, qui se laisse entraîner par une volonté plus forte. Et finalement, il y a la femme haineuse, qui dénonça Pierre après l'arrestation de Jésus. On retrouve cette femme dans les tricoteuses assises au bas de la guillotine et dans ces femmes qui, par leur conduite exaltée, excitent les passions des hommes, par exemple pendant des bagarres politiques, quand le peuple descend dans la rue.

De toutes ces femmes un peu malades, soit dans leur coeur, soit dans leur esprit, nous en venons à la femme malade, celle qui souffrait d'une perte de sang depuis douze ans et qui fut guérie en touchant le bord du vêtement du Christ ; ou bien celle qui était courbée depuis dix-huit ans et dont Jésus redressa le corps — et l'esprit.

La femme a une grande capacité de souffrir. Aussi souffre-t-elle souvent pour les autres, comme la veuve qui apporta son offrande et qui se priva de tout ce qu'elle possédait pour aider son prochain. Comme Marthe et Marie, qui souffrirent de la mort de Lazare comme les filles de Jérusalem qui pleurèrent le long du chemin de la Croix ; comme les .femmes au pied de la Croix qui, dans ces moments tragiques, furent plus courageuses que bien dos hommes, que bien des disciples du Maitre. Plusieurs d'entre elles sont mises en lumière par saint Luc, comme les femmes qui serrent le Seigneur. Elles sont un exemple pour toutes celles qui servent leur mari, leurs enfants, leur famille, leur prochain, le Christ. Elles sont sur le chemin de la femme spiritualisée, comme i'Evangile nomme les cinq vierges sages, les femmes qui, par leurs bonnes oeuvres, se mettent en état de grâce et servent le Seigneur, Comme Anne la prophétesse qui reconnut le Christ alors qu'elle le voyait dans les bras de sa Mère. Ce fut là le couronnement de sa vie de solitude. de jeûnes, de prières, qui fit d'elle le prototype de toutes les religieuses.

Cette intuition féminine vivait aussi dans Claudia, la femme de Pilaire, qui fut avertie et éclairée dans son rêve et qui discerna le Messie dans l'homme pitoyable qu'on avait traîné devant le tribunal de son mari. Elle est aussi le type de femme qui intervient au profit d'autrui, malgré les ennuis que cela lui peut causer. Celle qui agit en secret est la femme de la parabole, qui met du levain dans la farine, Elle symbolise la grande influence que la femme peut avoir dans sa proche famille, sa maison, son entourage, voire dans l'art, la littérature et la vie spirituelle, Le Ciel se sert volontiers de ce grand pouvoir de la femme pour répandre Sa lumière.

Et, finalement, il y a la femme parfaite, la sainte, la Vierge, la Femme qui vivait en Dieu, tout en menant une vie obscure sur la terre, Epouse, mère, ménagère, grande famille, pauvreté, souffrance au sujet de ses enfants, mort tragique de son fils aîné (qu'elle ne comprenait pas), chassée de l'église

dans laquelle elle était née, veuve quand elle était encore jeune, vie difficile, des persécutions, elle était et elle est la première entre toutes les femmes, Seule l'âme la plus pure fut digne de recevoir le corps de Jésus, d'incarner Dieu dans sa propre chair.

Carel Vorsterlman.

(1) Extrait du "Bulletin des Amitiés Spirituelles " ni' 59 - Juillet 1964.


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